Marceau Sol relève le défi de 1000 km à vélo en Espagne pour ses 30 ans

Le cycliste de Brive a terminé 7ème de la Race Across Spain, une première expérience d'ultra-distance.

Image générique d'un cycliste pédalant sur une longue route espagnole.
IA

Image générique d'un cycliste pédalant sur une longue route espagnole.

Pour célébrer ses 30 ans, le cycliste briviste Marceau Sol a relevé le défi de parcourir 1000 kilomètres à vélo à travers l'Espagne, terminant 7ème de la Race Across Spain.

Alors que certains fêtent leurs 30 ans autour d'un bon repas, Marceau Sol a choisi de mettre ses jambes à l'épreuve. Il a parcouru mille kilomètres à vélo, du sud au nord de l'Espagne, guidé uniquement par un GPS. À l'arrivée, il s'est classé septième sur 50 concurrents, malgré deux crevaisons, mais avec des souvenirs mémorables.
L'aventure a débuté le 16 septembre, à 20 heures, à Águilas, sur la côte méditerranéenne. Les participants de la Race Across Spain se sont élancés à une minute d'intervalle dans la nuit espagnole, en direction de Santander, tout au nord du pays. Pour le cycliste originaire de Brive, c'était une première. L'année précédente, le passage de la Race Across France par Brive lui avait donné des idées. Licencié au Brive Agglo Cyclisme, il participe à des compétitions le week-end depuis une dizaine d'années, mais aspirait à un défi différent. Ses 30 ans lui ont fourni l'occasion idéale de tenter cette aventure. Pendant un an, il s'est préparé, allongeant progressivement ses sorties jusqu'à 500 kilomètres.
Marceau a découvert l'Espagne sous un nouveau jour, traversant des routes interminables, des plaines sans arbre sur 200 kilomètres et des montagnes arides. La première nuit, quelques voitures l'ont frôlé de trop près. Avec les heures qui passaient, la fatigue a commencé à se faire sentir. « Vers 6 heures du matin, il faut faire attention. On n’est plus trop lucides, on n’a plus trop les réflexes au bout de 24 heures », confie-t-il, un constat peu rassurant compte tenu de la distance restante.
Heureusement, Marceau a pu compter sur ses proches qui lui ont concocté des playlists variées, des succès des années 2000 aux tubes d'aujourd'hui, agrémentées de quelques vieux morceaux. Pour les repas, le choix était moins diversifié : des sandwichs achetés dans les stations-service et de l'eau pour remplir les bidons avant de repartir. Au 500e kilomètre, il a subi sa première crevaison, suivie d'une autre quelques centaines de kilomètres plus loin. Chaque réparation a nécessité quinze à vingt minutes avant de remonter en selle.
Au 600e kilomètre, Marceau a enfin trouvé un lit, ou plutôt un lit de camp, dans la base de ravitaillement. Il y a retrouvé d'autres cyclistes éprouvés. « C’est à ce moment-là qu’on se dit qu’on est sur une course hors norme », a-t-il commenté. Il s'est accordé trois heures et demie de sommeil, les seules de toute sa traversée.
Le plus dur l'attendait à la fin : deux cols à franchir et 200 derniers kilomètres sous la pluie et dans le brouillard, en pleine nuit. Les jambes, le dos, les trapèzes et les cervicales tiraient. « J’avais mal ! » Mais après une année entière de préparation, il n'était pas question d'abandonner.
C'est à une heure du matin que Marceau a finalement atteint Santander, bouclant sa première course d'ultra-distance en environ 52 heures, pauses comprises. Il termine septième au classement général et deuxième dans sa catégorie d'âge.
De retour en Corrèze, Marceau retrouve ses routes préférées autour de Saint-Viance, Beynat, Lanteuil et Terrasson. Après cette première expérience de l'ultra-distance, il n'exclut pas de recommencer : « Je vais essayer d’autres choses à l’avenir, on verra. »
Information rédigée à partir de la source officielle : Ville de Brive-la-Gaillarde (27/10/2026)