Le bilan de l'activité économique en Dordogne pour le premier semestre 2026 révèle des tensions persistantes. La demande continue de peser sur les entreprises, particulièrement dans le commerce de détail, la production artisanale, les CHR (Cafés, Hôtels, Restaurants) et le BTP (Bâtiment et Travaux Publics). Ces secteurs voient leurs carnets de commandes, leur trésorerie et leurs marges affectés, conduisant de nombreuses sociétés à limiter leurs investissements et à ajuster leurs effectifs.
Dans le secteur agricole, les conditions climatiques défavorables ont également fragilisé plusieurs filières. Ces difficultés s'ajoutent aux contraintes liées aux charges d'exploitation et à l'évolution des marchés.
Concernant les perspectives pour le second semestre 2026, les chefs d'entreprise anticipent une reprise lente. La demande devrait rester faible, maintenant la pression sur les trésoreries et limitant les projets d'investissement. Les CHR, les services, le commerce de détail et le BTP restent les plus exposés. Bien que les perspectives soient légèrement plus favorables pour les Grandes et Moyennes Surfaces (GMS) et l'industrie, le climat économique général incite à la prudence, à la maîtrise des coûts et à l'attentisme.
Sur le plan territorial, le Périgord Noir semble afficher des perspectives plus dégradées, tandis que le Bergeracois conserve des indicateurs relativement mieux orientés.




