La forêt de Tanaïs à Blanquefort se mobilise face aux défis climatiques

Entre préservation de la biodiversité et adaptation aux nouvelles conditions, la gestion de cet espace naturel sensible est un enjeu majeur.

Forêt de Tanaïs à Blanquefort, confrontée au stress hydrique et aux espèces envahissantes.
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Forêt de Tanaïs à Blanquefort, confrontée au stress hydrique et aux espèces envahissantes.

La forêt de Tanaïs, espace naturel sensible de Blanquefort, est gérée pour préserver sa biodiversité tout en s'adaptant aux défis climatiques actuels.

Située à Blanquefort, la forêt de Tanaïs, un espace naturel unique à cheval entre la métropole et le Médoc, fait l'objet d'une attention particulière pour sa préservation. Ancienne propriété viticole de 64 hectares transformée en camp militaire, le site a été acquis par la ville en 1995. Après des décennies d'abandon, la nature avait repris ses droits, nécessitant de nombreuses campagnes de sécurisation et de défrichement pour permettre aux habitants de se réapproprier ce lieu.
Classé « Espace Naturel Sensible » en 2022, le site vise à gérer sa riche biodiversité sans l'exploiter. L'objectif est de minimiser l'abattage et l'élagage, tout en assurant la sécurité des visiteurs sur les sentiers balisés. Le cœur de la forêt se développe ainsi naturellement, sans intervention humaine directe.
Cependant, Tanaïs subit les assauts climatiques. Le stress hydrique et les dégâts causés par la punaise réticulée, ainsi que la prolifération d'espèces exotiques envahissantes comme le robinier faux-acacia, fragilisent le site. Selon Laurent Viennet, technicien forestier à l'Office National des Forêts, sans actions concrètes, le paysage forestier original risque de disparaître au profit de ces essences envahissantes.
Pour lutter contre cette dégradation, la ville coordonne depuis plusieurs années des actions d'entretien, notamment par la rotation des prairies, indispensables à la préservation de l'écosystème local, du stockage de carbone et de la protection des sols. De plus, une expérience menée en lien avec l'ONF depuis mars 2025 vise à replanter un hectare fragile avec diverses essences plus résistantes au stress hydrique, telles que le pin maritime, le chêne tauzin, le chêne vert, le chêne liège, le poirier et le pommier. L'évolution de ces plantations est suivie de près pour adapter la forêt aux futures conditions climatiques.
Information rédigée à partir de la source officielle : Mairie de Blanquefort (06/10/2026)