Sciences participatives en santé : Béatrice Jacques et Tonya Tartour lauréates d'une chaire et d'un projet

Deux chercheuses de Bordeaux innovent en santé, l'une sur les démarches participatives, l'autre sur l'usage des sangsues médicinales.

Gros plan d'un objectif de microscope focalisant sur un échantillon biologique, avec du matériel scientifique et de la verrerie de laboratoire flous en arrière-plan. Style photographie documentaire.
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Gros plan d'un objectif de microscope focalisant sur un échantillon biologique, avec du matériel scientifique et de la verrerie de laboratoire flous en arrière-plan. Style photographie documentaire.

La Chaire Innovation « Sciences participatives en santé » a été attribuée à Béatrice Jacques, sociologue de la santé, tandis que Tonya Tartour, sociologue à Sciences Po Bordeaux, a obtenu un projet RIE pour ses recherches sur les sangsues médicinales.

Béatrice Jacques, enseignante-chercheuse en sociologie de la santé, se consacre à des recherches sur divers terrains incluant le cancer, la santé sexuelle et reproductive, les professionnels de santé, les patients et la relation de soin. Ses travaux récents explorent la démarche participative et la médiation scientifique par les arts, visant à construire la recherche « avec et pour » les publics.
En collaboration avec Audrey L’Espérance et des patientes-partenaires, elle a proposé la Chaire Innovation « Sciences participatives en santé ». Pour les deux prochaines années, l'objectif est de sensibiliser aux partenariats en santé et à la participation dans la recherche, à travers des séminaires, ateliers et webinaires.
Parallèlement, Tonya Tartour, Maîtresse de conférences en sociologie à Sciences Po Bordeaux, mène une enquête exploratoire sur les sangsues médicinales, une pratique peu connue. Son travail, mené en collaboration avec l'historien Jean-Paul Gaudillière, a inclus des visites chez un éleveur local, des recherches aux archives départementales et des rencontres avec des praticien·nes et des chirurgien·nes.
De ses échanges avec Anaïs Delgove, chirurgienne plastique au CHU de Bordeaux, est né le projet interdisciplinaire HIRUMED. Ce projet vise à documenter les usages actuels de l'hirudothérapie, la décision des soignants d'y recourir, l'expérience des patients et les cadres de régulation en France. Le projet, soutenu par l'université de Bordeaux, se déroulera jusqu'à fin 2028 et prévoit une exploration des usages aux États-Unis ainsi qu'un documentaire.
Information rédigée à partir de la source officielle : Centre Émile Durkheim (12/10/2026)