Le FIFIB dénonce la stratégie d'UGC Bordeaux et lance son propre festival

Le Festival International du Film Indépendant de Bordeaux accuse UGC de concurrence déloyale après la rupture de leur partenariat.

Image générique d'une bobine de film et d'un ticket de cinéma sur un bureau avec des documents.
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Image générique d'une bobine de film et d'un ticket de cinéma sur un bureau avec des documents.

Le Festival International du Film Indépendant de Bordeaux (FIFIB) dénonce les manœuvres d'UGC Bordeaux qui, suite à la rupture de leur partenariat, organise un festival concurrent aux mêmes dates et avec des films communs.

Le FIFIB, qui déménage au Théâtre national de Bordeaux-Aquitaine (tnba) pour sa 15e édition du 2 au 7 novembre, accuse UGC de concurrence déloyale. Ce changement de lieu s'accompagne d'un nouveau village au Square Dom Bedos et d'un partenariat renforcé avec l'Utopia.
Cette situation fait suite à une tribune signée par plus de 2 800 professionnels, "Zapper Bolloré", alertant sur la concentration des pouvoirs dans l'industrie cinématographique, notamment via le contrôle de Canal+ par Vincent Bolloré sur UGC.
En juin 2026, Samuel Loiseau, directeur d'UGC France et Belgique, aurait exprimé son mécontentement à la Région Nouvelle-Aquitaine, demandant une intervention auprès du FIFIB pour rétablir le partenariat. Il aurait argumenté que le festival devrait rester neutre politiquement.
Face au refus de la Région, des menaces de pression sur les producteurs et distributeurs auraient été proférées. En octobre, UGC lance le festival The Big Screen, coïncidant avec le FIFIB, proposant les mêmes tarifs et deux films communs, dont ceux d'ouverture et de clôture.
Le FIFIB défend ces deux films, La Bola Negra de Javier Calvo et Javier Ambrossi, et Mariage au goût d'orange de Christophe Honoré, comme des œuvres d'émancipation interrogeant les normes et les dominations.
L'équipe du FIFIB affirme que la liberté d'entreprendre ne consiste pas à programmer les mêmes films simultanément et fait confiance à l'intelligence des spectateurs, refusant qu'un rapport de force économique se fasse passer pour de la liberté de programmation.
Information rédigée à partir de la source officielle : ALCA Nouvelle-Aquitaine (Agence livre, cinéma et audiovisuel) (13/10/2026)