En 2021, parmi les 772 738 jeunes sortant de formation, 13,8 % étaient concernés par une situation de handicap, définie comme un problème de santé, une maladie ou un handicap chronique ou durable.
L'observatoire de l'emploi et du handicap souligne la prévalence des troubles psychiques et psychologiques (41 % des cas) et la forte croissance des troubles intellectuels et cognitifs. Les difficultés rencontrées incluent aussi des troubles moteurs (28 %) et les conséquences de maladies chroniques (27 %).
Des écarts existent entre la déclaration et la reconnaissance administrative du handicap, particulièrement chez les femmes (63 % déclarent, 51 % reconnues) et les jeunes dont au moins un parent est né à l'étranger (22 % concernés, 16 % reconnus).
Concernant les études, l'accès aux diplômes de niveau bac+5 a augmenté, mais l'accès au baccalauréat a reculé de trois points entre 2010 et 2021. Les jeunes en situation de handicap sont plus souvent orientés vers des filières professionnelles comme le CAP (24 % vs 13 % pour l'ensemble des jeunes).
L'accès au premier emploi est 14 fois plus long pour les jeunes reconnus en situation de handicap. Bien que les femmes y parviennent plus rapidement (10 mois vs 17 mois pour les hommes), leur premier emploi est souvent moins rémunéré et stable. Le temps d'inactivité trois ans après la formation est également trois fois supérieur (33 % vs 10 %).
En Nouvelle-Aquitaine, 5 667 jeunes étaient accompagnés en 2023. L'Agefiph lance l'AMI « Université, emploi et handicap » pour soutenir des projets innovants favorisant l'insertion professionnelle des étudiants concernés.




