Restrictions d'eau renforcées dans les Landes de Gascogne : le niveau « Crise » atteint

Le bassin versant des Côtiers Est Bassin d’Arcachon est placé en niveau « Crise » suite à la sécheresse historique.

Lit de rivière asséché dans le Parc naturel régional des Landes de Gascogne, Nouvelle-Aquitaine, avec terre craquelée et ciel brumeux.
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Lit de rivière asséché dans le Parc naturel régional des Landes de Gascogne, Nouvelle-Aquitaine, avec terre craquelée et ciel brumeux.

Face à une sécheresse historique, la Préfecture de la Gironde a renforcé les mesures de restrictions d'usage de l'eau dans le SAGE « Leyre, cours d’eau côtiers et milieux associés ».

Le territoire du bassin versant des Côtiers Est Bassin d’Arcachon est désormais placé en niveau « Crise » depuis le 30 septembre 2026. Cette zone était déjà sous « Alerte » depuis le 2 juillet 2026, puis en « Alerte renforcée » le 17 juillet 2026. Le ruisseau du Milieu à Audenge, cours d’eau de référence, ne s’écoule plus, une première depuis 2023.
En niveau « Crise », les restrictions s'appliquent aux usages domestiques et secondaires : arrosage des potagers (interdit de 8h à 20h), arrosage des pelouses, jardins, espaces verts et terrains de sport (interdit), remplissage des piscines publiques et privées (interdit), et lavage des véhicules ou nettoyage extérieur (interdit). Les prélèvements agricoles sont également interdits.
Les données du Portail national d’Accès aux Données sur les Eaux souterraines (ADES) confirment un niveau « très bas » des nappes phréatiques entre Lanton et Biganos. À Lanton, le piézomètre de Blagon a enregistré en septembre 2026 la côte minimale la plus basse (-2,8m) depuis 1968.
L’ensemble du territoire du SAGE Leyre et du Parc naturel régional est également concerné par un niveau « Vigilance » concernant l'eau potable, incitant à l'économie d'eau sans restriction. Les Landes ont aussi instauré un niveau de « Vigilance » pour les nappes (puits et forages).
Les débits de la Leyre et de ses affluents restent particulièrement faibles fin septembre. À Salles (Grande Leyre), le débit est de 4,87 m³/s, proche du QMNA5 (5,15 m³/s). Le minimum historique à cette station date de septembre 2003 (3,73 m³/s). À Pissos, le débit est de 1,86 m³/s, supérieur au QMNA5 (1,57 m³/s) mais bas. Le minimum remonte à septembre 2019 (1,26 m³/s). À Belhade (Petite Leyre), le débit est de 0,92 m³/s, légèrement inférieur au QMNA5 (0,95 m³/s), le minimum étant de 0,714 m³/s en septembre 2012.
Ces débits se rapprochent ou passent sous les niveaux caractéristiques des étiages quinquennaux. Une disparité est observée entre le ruisseau du Bouron à Belin et celui du Castéra à Moustey. Le premier, dont le bassin versant est plus petit et situé sur un secteur incendié en 2022, maintient mieux son niveau de nappe, avec une baisse de débit mensuel de seulement 5% sur 60 ans. Le second, sur un territoire sylvicole et agricole moins impacté par les incendies, subit une baisse de débit moyen mensuel de 70% sur 60 ans, potentiellement due aux pressions sur l'eau et aux sécheresses successives.
Information rédigée à partir de la source officielle : Parc naturel régional des Landes de Gascogne (12/10/2026)