Aéroport de Fontarrabie : Hendaye dénonce les nuisances et demande le respect de l'accord franco-espagnol

La ville d'Hendaye intensifie ses démarches auprès des autorités françaises et espagnoles face aux nuisances aériennes et aux inquiétudes sécuritaires liées à l'aéroport de Fontarrabie.

Façade de la mairie d'Hendaye, architecture basque traditionnelle avec colombages rouges et verts, sous un ciel atlantique changeant.
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Façade de la mairie d'Hendaye, architecture basque traditionnelle avec colombages rouges et verts, sous un ciel atlantique changeant.

Face aux nuisances sonores, aux enjeux de sécurité et au non-respect de l'accord franco-espagnol, la Ville d'Hendaye intensifie ses démarches auprès des autorités françaises concernant l'aéroport de Fontarrabie/San Sebastien.

Depuis le mois de mai 2026, la Ville d'Hendaye multiplie les démarches auprès des autorités françaises pour signaler les nuisances, les enjeux de sécurité et le non-respect de l'accord franco-espagnol concernant l'aéroport de Fontarrabie/San Sebastien. Le maire, Kotte Ecenarro, fait le point sur la situation.
Les habitants d'Hendaye se plaignent régulièrement du trafic aérien : bruit lors des décollages et atterrissages, vibrations, survols à basse altitude, pollution de l'air et dégradation du cadre de vie. Ces préoccupations, anciennes, se sont accentuées, notamment durant la période estivale, engendrant une véritable lassitude. La question de la sécurité est devenue prégnante, les survols à très basse altitude au-dessus de zones habitées suscitant des interrogations légitimes.
Bien que l'aéroport relève de la compétence espagnole, la Ville entend faire entendre la voix de ses administrés et maintenir une pression constante sur les autorités françaises et espagnoles. L'accord franco-espagnol de 1992, qui encadre les conditions de survol du territoire français par les avions desservant Fontarrabie, est au cœur de ces démarches. La demande porte sur le strict respect de ses dispositions concernant les mouvements, les trajectoires et les conditions de survol.
Les inquiétudes sécuritaires proviennent notamment de la pente d'approche jugée non réglementaire, qui contraint les avions à survoler les zones urbanisées à très basse altitude. Alors que la plupart des mouvements s'effectuent côté français, et que les normes préconisent d'éviter le survol à moins de 300 mètres, certains appareils survolent Hendaye à seulement 100 mètres. La Ville a également demandé la prise en compte de la gestion d'un éventuel accident aérien, avec la préparation d'un exercice de gestion de crise et l'étude d'un dispositif ORSEC spécifique.
La mobilisation citoyenne s'est renforcée avec l'implication de l'association Hendaye Bidassoa Environnement et la création en 2025 de l'association Les balcons de l’Eskualduna. Cette dernière a lancé une pétition en 2025 recueillant 1560 signatures.
Une réunion en mai dernier a rassemblé le Préfet, le Sous-Préfet de Bayonne, les services de la DGAC, le maire de Biarritz et le directeur de l'aéroport de Biarritz. La DGAC a confirmé que des contrôles sont menés depuis 2025 pour vérifier le respect de l'accord de 1992 sur les hauteurs de survol, les pentes et le nombre de mouvements.
Le 18 août 2026, le Sous-Préfet de Bayonne, Mathieu Duhamel, a informé le maire que des initiatives étaient en cours, notamment des échanges avec la Direction de la sécurité de l’aviation civile Sud-Ouest et les acousticiens du Service technique de l’aviation civile pour des campagnes de mesures acoustiques visant à caractériser les événements sonores préjudiciables. La concertation se poursuivra en mairie puis sur le terrain.
La Ville attend la réunion de la Commission Mixte Intergouvernementale des Pyrénées pour faire évoluer l'accord de 1992 sur ses dimensions environnementales et sécuritaires. « La sécurité, la santé, l’air, les nuisances sonores et la qualité de vie des Hendayais ne sont pas des sujets secondaires », souligne le maire.

La sécurité, la santé, l’air, les nuisances sonores et la qualité de vie des Hendayais ne sont pas des sujets secondaires.

Kotte Ecenarro assure aux administrés que leurs préoccupations sont portées auprès de toutes les autorités compétentes, tout en soulignant que la commune ne peut régler seule ce dossier complexe. La coopération transfrontalière doit se faire dans le respect de la population.
Les associations mobilisées, Hendaye Bidassoa Environnement et Eskualdunatik, demandent que les atterrissages et décollages s'effectuent par l'Espagne par temps clément. Sur la photo, Kotte Ecenarro est entouré de Paco Durandeau, Président d’Eskualdunatik, et Bernard Laville, Président de Hendaye Bidassoa Environnement.
Information rédigée à partir de la source officielle : Mairie d'Hendaye (09/10/2026)