Presqu'île d'Arvert : adaptation des plages et infrastructures au recul du trait de côte

Des démarches coordonnées visent à adapter l'accueil du public et les infrastructures à l'évolution rapide du littoral de la Presqu'île d'Arvert.

Image générique de l'érosion côtière affectant des infrastructures routières et cyclables dans la région Nouvelle-Aquitaine.
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Image générique de l'érosion côtière affectant des infrastructures routières et cyclables dans la région Nouvelle-Aquitaine.

Face au recul rapide du trait de côte, la Presqu'île d'Arvert mène des actions coordonnées pour adapter ses plages et infrastructures, notamment par la renaturation du parking de l'Embellie et l'étude de la relocalisation de la RD25 et de la Vélodyssée.

Sur la Presqu'île d'Arvert, au nord de l'agglomération royannaise, plusieurs initiatives sont menées de concert pour adapter l'accueil du public et les infrastructures à l'évolution rapide du littoral. Ces démarches incluent la renaturation du parking de l'Embellie, la préparation d'opérations de gestion sédimentaire et une étude sur l'avenir de la route départementale 25 (RD25) et de la Vélodyssée, dessinant une trajectoire d'adaptation commune.
Le recul du trait de côte sur la plage de l'Embellie a déjà nécessité le déplacement répété d'une portion de la Vélodyssée, fragilisant l'accès au site et soulevant des questions sur la pérennité de la RD25 à long terme. Les collectivités et partenaires concernés travaillent donc à plusieurs niveaux : intervention à court terme sur le site, accompagnement du fonctionnement dunaire et préparation de l'évolution des mobilités sur l'ensemble de la presqu'île.
Une première phase de renaturation est prévue dès l'hiver 2026. En octobre 2026, le comité de pilotage de la recomposition des plages de l'Embellie et du Galon d'Or a examiné une évolution du projet. L'orientation actuelle consiste à anticiper la fermeture du parking de l'Embellie et la renaturation du secteur, abandonnant l'idée d'un maintien temporaire de la capacité de stationnement.
Cette première phase comprendra le retrait des surfaces artificialisées du parking, ainsi que des portions de voirie et de piste cyclable inutilisées et exposées à l'érosion. Un accès technique et de secours sera maintenu. Des ganivelles, des branchages et une signalétique adaptée accompagneront la reprise de la végétation et canaliseront les cheminements. Le stationnement automobile sera intégralement reporté vers le Galon d'Or.
Parallèlement, la Communauté d’Agglomération Royan Atlantique (CARA) prépare un plan de gestion sédimentaire. Les orientations présentées incluent des apports de sable répartis sur plusieurs années pour reconstituer le volume dunaire à l'Embellie et limiter l'exposition des infrastructures situées en arrière du site.
La CARA a lancé le 2 juin 2026 une étude de faisabilité pour la relocalisation de la RD25 et de la Vélodyssée sur la presqu'île d'Arvert. Prévue jusqu'à fin 2027, cette étude vise à dépasser les réponses ponctuelles apportées après chaque épisode érosif et à construire une stratégie cohérente pour l'ensemble du secteur.
L'étude examine les fonctions assurées par la route et les itinéraires cyclables, telles que la desserte des plages, les déplacements touristiques et quotidiens, l'exploitation forestière, l'accès des secours et l'évacuation en cas de risque majeur. Elle prend également en compte les milieux naturels, la fréquentation saisonnière, la capacité du réseau routier et les contraintes foncières et réglementaires.
En septembre 2026, un atelier de terrain a réuni élus et partenaires pour partager le diagnostic à l'échelle de la presqu'île, abordant les usages de la RD25, les secteurs exposés et la continuité des accès. Ces échanges alimenteront l'élaboration des scénarios d'adaptation de la route et de la Vélodyssée.
Au cœur de la presqu'île d'Arvert, le massif de la Coubre dispose d'un comité qui s'est réuni le 29 septembre au siège de la CARA. Les enjeux de sécurité incendie, d'accueil touristique, d'accessibilité des sites et de conflits d'usages ont été abordés.
Le risque incendie a été central dans les échanges, et le président de la CARA a demandé une évaluation des risques d'incendie sur d'autres secteurs sensibles, notamment les forêts des Combots et de Suzac, afin d'engager rapidement les actions nécessaires.
Face au risque d'érosion, il a rappelé la nécessité de prévoir des itinéraires de déviation pour sécuriser les flux et maintenir l'accessibilité des stations et sites touristiques. L'ONF a présenté les travaux consacrés à l'accueil touristique, et le comité a pris connaissance de l'avancement du projet Cœur de Coubre et de la réhabilitation de l'ancienne école, dont la livraison est annoncée pour fin 2026.
Le GIP Littoral est associé au suivi de la recomposition de l'Embellie et du Galon d'Or ainsi qu'à l'étude menée sur la presqu'île, contribuant à relier les projets d'aménagement durable des territoires littoraux et les stratégies d'adaptation au recul du trait de côte.
Information rédigée à partir de la source officielle : GIP Littoral Nouvelle-Aquitaine (23/10/2026)