Depuis 2019, le programme LIFE Wild Bees œuvre au sein de cinq Parcs naturels régionaux (PNR) de Nouvelle-Aquitaine pour mieux connaître les abeilles sauvages et freiner leur déclin. Un objectif clé est de promouvoir l'utilisation de plantes adaptées à ces pollinisateurs dans les espaces verts gérés par les collectivités.
Dans le Périgord-Limousin, six projets de « jardins bourdonnants » ont vu le jour, soutenus par le Parc, avec l'achat de végétaux favorables aux pollinisateurs. Des formations et conseils en végétalisation ont également été dispensés aux collectivités du territoire. De plus, des sachets de semences « Végétal local » ont été distribués aux mairies et aux particuliers, une action récemment soumise à évaluation.
Le label « Végétal local » garantit que les végétaux sont sauvages, non sélectionnés par l'Homme, et collectés en milieu naturel selon des normes précises. Il assure également l'origine locale des végétaux, provenant de la région bioclimatique où ils seront utilisés, assurant ainsi leur adaptation aux conditions environnementales locales.
L'intérêt d'utiliser des plantes sauvages et locales réside dans leur capacité à fournir le pollen et le nectar adaptés aux abeilles indigènes. Chaque espèce d'abeille ayant des préférences florales spécifiques, les plantes locales sont cruciales pour leur survie. Le Parc encourage ainsi l'utilisation de fleurs locales, comme les Centaurées, Bleuets, Coquelicots, la Marguerite et l'Achillée millefeuille, pour embellir les bourgs.
À l'approche de la fin du programme LIFE Wild Bees, une évaluation de l'action « Végétal local » a été menée pour mesurer sa portée et identifier les pistes d'amélioration. Un questionnaire en ligne et une série d'entretiens avec des acteurs locaux (élus, agents communaux, professionnels) ont permis de recueillir des avis.
Les collectivités se déclarent majoritairement satisfaites : 68% sont complètement satisfaites et 32% plutôt satisfaites. Les résultats des semis sont plus variables, semblant meilleurs lorsque réalisés à l'automne, certaines graines nécessitant du froid pour germer. Les conditions météorologiques estivales ont freiné le développement des fleurs semées au printemps, bien qu'une levée soit encore possible au printemps prochain.
Cette démarche vise à concilier la préservation de la biodiversité avec l'usage récréatif et décoratif des espaces verts publics. Les résultats de l'étude sont en cours d'analyse et feront l'objet d'un mémoire de fin d'étude. Le programme LIFE se conclura fin décembre 2027.




