« L’Âge d’or » : quand Béranger Thouin mêle archives et fiction

Le premier long métrage de Béranger Thouin, soutenu par la Nouvelle-Aquitaine, explore l'histoire à travers un montage créatif d'images d'archives et de scènes fictionnelles.

Image générique de bobines de film 35mm anciennes et de documents d'archives sur une table en bois, éclairées par une lumière douce.
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Image générique de bobines de film 35mm anciennes et de documents d'archives sur une table en bois, éclairées par une lumière douce.

Le réalisateur Béranger Thouin présente « L’Âge d’or », un premier long métrage audacieux qui réinvente le récit historique en mariant images d'archives et fiction, avec le soutien de la Région Nouvelle-Aquitaine.

« L’Âge d’or », premier long métrage de Béranger Thouin, se distingue par son approche novatrice du cinéma historique. Plutôt que de retracer une période, le film se concentre sur le personnage de Jeanne Lavaur, une héroïne dont le parcours personnel croise le destin national. L'originalité réside dans le travail minutieux de la matière archivistique, une expérience artistique réussie, créative et stimulante.
Fort de six courts métrages et d'une formation à l'école Louis Lumière, Béranger Thouin a puisé dans le fonds Gaumont-Pathé pour sa fresque. Des images d'actualités tournées en 35 mm, montrant usines, chars, soldats, femmes au travail et campagnes occupées, sont mêlées à une fiction. Ce mélange d'Histoire et d'histoire, une fois assimilé, révèle la fluidité du récit. « Un travail titanesque », confie le réalisateur, qui voit dans les archives un moyen de « composer avec le réel et le temps ».
L'artiste a également tourné ses propres scènes en adoptant le mode opératoire des anciens opérateurs, privilégiant le pied pour les mouvements de caméra, le tournage en extérieur et un éclairage limité. Ces nouvelles images ont ensuite été colorisées pour assurer une homogénéité esthétique avec les archives d'époque. Le casting, choisi pour sa sensibilité, comprend Souheila Yacoub dans le rôle de Jeanne, dont le visage rappelle Béatrice Dalle à ses débuts, et Neils Schneider, qui apporte sa noblesse au noir et blanc du film.
« L’Âge d’or » invite à réfléchir sur notre rapport à l'Histoire et à l'image animée. Il interroge la persistance des images fictives entremêlées au réel et dénonce la résurgence des régimes autoritaires en Europe. L'œuvre de Béranger Thouin promet une analyse intéressante sur l'empreinte de cette histoire inventée sur nos mémoires collectives.
Le film, soutenu par la Région Nouvelle-Aquitaine, le Département du Lot-et-Garonne et le Département de la Charente, en partenariat avec le CNC et accompagné par ALCA, sortira en salle le 11 novembre 2027. Il s'agit d'une coproduction France-Italie de 2026, d'une durée de 116 minutes.
Information rédigée à partir de la source officielle : ALCA Nouvelle-Aquitaine (Agence livre, cinéma et audiovisuel) (21/10/2026)