Face au chiffre impressionnant de 5,3 milliards de photos prises quotidiennement dans le monde, la table ronde a mis en lumière le regard, l'intention et l'histoire derrière chaque image. Julia Babylon a invité les intervenants à choisir une seule photographie de leur portfolio pour introduire leurs univers respectifs.
Gwenn a partagé son approche de la photographie argentique, axée sur la mémoire, la transmission et l'émotion. Pour elle, chaque image est une trace, un souvenir précieux capable de traverser les générations.
Nicolas Escurat, technicien forestier et photographe autodidacte, a présenté son travail sur les phénomènes lumineux extraordinaires, notamment les « farfadets » au-dessus des orages. Sa passion, née au collège, l'amène à capturer des images quasi irréelles après une préparation minutieuse.
Le reporter indépendant Bruno Marty a évoqué son goût pour les situations extrêmes, l'eau et le land art, partageant ses expériences photographiques sur paddle et son exploration des ombres et des jeux de lumière.
Frédéric Rangé, membre d'un club photo argentique, a souligné les exigences de cette technique, du coût des matériaux au travail en laboratoire. Son parcours, initié par son grand-père, l'a amené à expérimenter pleinement cette pratique à 60 ans.
Éric Solé aborde la photographie comme une démarche artistique, privilégiant le témoignage et le choix de montrer un détail significatif pour provoquer l'émotion et sublimer l'instant.
Enfin, Michel Ribette, photographe naturaliste et ornithologue, a entraîné l'audience au cœur du monde animal avec une photographie de chouette effraie. Son travail vise à faire découvrir, comprendre et aimer le vivant, soulignant la nécessité de préserver la biodiversité.
Cette rencontre a offert une diversité de regards, de l'argentique au naturalisme, des phénomènes célestes aux aventures mondiales, invitant à une nouvelle appréciation de la photographie.




