Grand Périgueux : la gestion intégrée des eaux pluviales pour des territoires résilients

Face aux canicules de 2026, le Grand Périgueux promeut des solutions pour mieux gérer l'eau et rafraîchir les villes.

Façade en pierre d'un hôtel de ville de Nouvelle-Aquitaine avec balcon orné et balustrade en fer forgé, soleil d'après-midi chaud projetant des ombres sur les murs en grès, ciel bleu.
IA

Façade en pierre d'un hôtel de ville de Nouvelle-Aquitaine avec balcon orné et balustrade en fer forgé, soleil d'après-midi chaud projetant des ombres sur les murs en grès, ciel bleu.

Face aux records de chaleur de l'été 2026, le Grand Périgueux met en avant la gestion intégrée des eaux pluviales comme une opportunité pour concevoir des territoires plus résilients et agréables à vivre.

L'été 2026 a été marqué par une chaleur intense dans le Grand Périgueux, avec 77 jours à plus de 30 degrés et 20 nuits à plus de 20 degrés entre mai et septembre. Face à cette situation, la nécessité d'adapter la gestion de l'eau est devenue primordiale.
Stéphane Dobbels, Conseiller délégué référent du grand et petit cycle de l’eau au Grand Périgueux, souligne que la gestion intégrée des eaux pluviales ne doit pas être perçue comme une contrainte. Au contraire, elle représente une opportunité pour concevoir des territoires plus résilients, attractifs et adaptés aux évolutions climatiques.
Au-delà des problématiques liées à l'eau, d'autres conséquences du changement climatique, comme le retrait-gonflement des argiles, affectent également la région. Michel Benard, spécialiste de la gestion intégrée des eaux pluviales, a présenté des expériences et projets existants, mettant en avant des solutions telles que les noues végétalisées, les bassins d’infiltration paysagers, et la végétalisation des espaces publics pour contribuer à abaisser la température en milieu urbain.
Les quatre grands principes de la Gestion Intégrée des Eaux Pluviales sont : la gestion de l’eau là où elle tombe, la réduction des volumes et débits rejetés, l’intégration de l’eau dans la ville, et la maîtrise de l’inondabilité du territoire.
Plusieurs territoires ont témoigné de leurs réalisations. À Boulazac-Isle-Manoire, la maire Fanny Castaignede a détaillé trois projets d'écoles où la végétalisation, le rafraîchissement et l'aménagement avec des plantes résistantes à la sécheresse ont permis une infiltration naturelle des eaux de pluie, même lors de fortes averses récentes (50 mm). Elle insiste sur le devoir des élus d'anticiper l'avenir.
À Abjat sur Bandiat, l'adjoint au maire Hubert Paulhiac a mentionné que le réaménagement du bourg, avec la plantation de plus de 100 espèces végétales, a amélioré le cadre de vie et l'accueil des piétons, contribuant à l'installation de nouveaux commerces et à la vie du village. Le projet de désimperméabilisation d'une place est envisagé.
Guillaume Krabal, vice-président de La Rochelle agglomération en charge du petit cycle de l’eau, a souligné l'importance de l'engagement collectif face aux craintes des habitants. Des réunions d'information ont permis de convaincre de nombreux citoyens des avantages de cette gestion, notamment pour apporter de la fraîcheur lors des périodes de canicule.
Information rédigée à partir de la source officielle : Le Grand Périgueux (07/10/2026)