L'intensification des épisodes de canicule rend la question du confort d'été dans les bâtiments un enjeu majeur d'adaptation des territoires. En 2026, l'Alec et ses partenaires publient une analyse visant à anticiper les besoins de rafraîchissement et à mieux préparer les territoires aux chaleurs futures.
Longtemps secondaire dans les politiques énergétiques et climatiques, la question du froid devient de plus en plus importante avec le changement climatique. Pour répondre aux interrogations sur les bâtiments nécessitant un rafraîchissement, leur ampleur et les solutions à privilégier, l'Alec, l'ADEME et l'a’urba ont engagé un travail de caractérisation des besoins en froid dans le cadre de la planification énergétique de Bordeaux Métropole.
En croisant données territoriales, caractéristiques du parc bâti et évolutions climatiques, l'analyse de l'Alec a permis de mieux cerner la demande actuelle et d'anticiper ses évolutions à l'horizon 2050. Les travaux soulignent l'importance d'agir sur les différents facteurs influençant le besoin en froid. Une bonne connaissance de ces facteurs permet de planifier une réponse vertueuse, adaptée au territoire et privilégiant les solutions passives avant le recours à la climatisation.
Au-delà du cas de Bordeaux Métropole, l'approche développée par l'Alec est reproductible sur d'autres territoires en Gironde. L'objectif est de fournir aux collectivités des éléments d'analyse pour identifier les secteurs et bâtiments les plus concernés, cibler leurs interventions et anticiper les conséquences du changement climatique sur les besoins de rafraîchissement.




