Des neurones POMC hypothalamiques arbitrent entre peur et prise alimentaire

Une étude de Bordeaux Neurocampus révèle comment le cerveau gère le compromis entre se nourrir et se protéger grâce aux neurones POMC.

Image générique de représentations abstraites de neurones et de circuits cérébraux.
IA

Image générique de représentations abstraites de neurones et de circuits cérébraux.

Des chercheurs du Neurocentre Magendie à Bordeaux ont élucidé le mécanisme par lequel le cerveau gère le compromis entre la peur et la prise alimentaire, grâce à l'étude des neurones POMC hypothalamiques.

Confrontés à une menace potentielle, les animaux affamés doivent en permanence arbitrer entre alimentation et comportements défensifs. Une nouvelle étude menée par Cristina Miralpeix et Abel Eraso-Pichot, de l’équipe Cota et Marsicano au Neurocentre Magendie (Univ. Bordeaux / Inserm), publiée dans la revue Advanced Science, révèle comment les neurones POMC hypothalamiques jouent un rôle clé dans cette décision.
Les auteurs montrent que ces neurones POMC mobilisent les circuits du stress exprimant la CRH, ainsi que les réponses hormonales qui en découlent, afin de coordonner la sélection entre ces comportements concurrents. La signalisation du récepteur CB1 dans les neurones POMC module ce processus, en orientant le comportement vers les réponses défensives plutôt que vers l’alimentation.
Cette recherche fondamentale ouvre des perspectives pour comprendre les mécanismes neuronaux sous-jacents aux troubles du comportement alimentaire et aux réponses au stress.
Information rédigée à partir de la source officielle : Bordeaux Neurocampus (université de Bordeaux) (22/10/2026)