Bordeaux est particulièrement exposée aux fortes chaleurs en raison de sa forte concentration de surfaces minérales et d'une végétation moins dense en cœur de ville comparée à d'autres métropoles comme Lyon ou Nantes. La préservation de la ville de pierre, inscrite dans le périmètre UNESCO, a pu limiter les plantations ces dernières décennies.
La végétalisation a pris son essor plus tardivement, à partir de 2020, avec l'opération du "million d'arbres". Cependant, planter dans une ville déjà construite et sur des sols artificialisés présente des difficultés. La différence de température peut être notable, comme le souligne l'experte : passer du centre-ville au Jardin public peut faire chuter la température de 3 à 4 °C, grâce à une humidité de l'air plus élevée.
Pour adapter la ville, Emmanuelle Bonneau identifie deux leviers majeurs pour les collectivités : d'une part, le développement de la végétalisation et la présence de plans d'eau ; d'autre part, la rénovation des bâtiments publics et des logements sociaux, notamment par l'isolation par l'extérieur pour améliorer le confort thermique.
La question du logement accessible reste cependant un défi, car le parc de logements sociaux peine à couvrir les besoins actuels. Au niveau de la Gironde, la concentration de la population dans la métropole soulève également des interrogations quant à l'espace disponible et à la place laissée au végétal.




